CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE, MPP, DU 11/08/2016


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CONFERENCE DE PRESSE DU BUREAU POLITIQUE DE LA

MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE, MPP, DU 11/08/2016

Chers Invités,

Chers amis de la presse,

Mesdames et Messieurs,

Au nom du Bureau Politique de la MPP, je vous remercie de votre présence à cette activité de la plate-forme politique chère au Président Eugène Diomi Ndongala.

I – EVALUATION DES MANIFESTATIONS POPULAIRES DU RASSEMBLEMENT DE L’OPPOSITION

La Majorité Présidentielle Populaire, (MPP), en tant que membre signataire de l’ Acte d’ Engagement de Genval, le document politique fondateur du Rassemblement de l’Opposition Politique Congolaise, tient à manifester sa joie pour la mobilisation massive des Congolais à l’occasion des deux premières manifestations politiques de terrain organisées par la plus importante coalition de plate-formes politiques congolaises qu’ est le Rassemblement:

– l’ accueil délirant et massif que les Congolais ont réservé le 27/07/2016 à S.E. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Président du Conseil des Sages du Rassemblement;

– le grand succès du Meeting politique populaire du 31/07/2016, organisé par le Rassemblement et animé par S.E Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Ces deux manifestations populaires ont mobilisé des millions de Congolais, qui ont exprimé leur soutien aussi bien à l’opposition politique congolaise unie qu’à ses révendications.

La MPP a voulu marquer, par sa présence massive et remarquée aux manifestations du Rassemblement, son attachement à l’esprit nouveau qui anime l’opposition politique congolaise car la MPP fut, indiscutablement, le précurseur politique et idéologique du Rassemblement.

II – LA PERSECUTION ET LE COMBAT DU PRISONNIER POLITIQUE EUGENE DIOMI NDONGALA

En effet, depuis avril 2012, La Majorité Présidentielle Populaire avait invité la classe politique congolaise à s’unir autour de l’autorité morale de S.E. Etienne Tshisekedi, afin de constituer un bloc progressiste capable de recadrer la politique congolaise dans le sens des vraies aspirations du peuple assoiffé de liberté, de démocratie et qui, dans sa grande majorité, souhaite l’alternance et une véritable alternative politique, face à la mouvance de facto au pouvoir.

Après le constat de cette continuité historique, politique et idéologique, la MPP se réjouit que les germes semés grâce au sacrifice personnel de son porte-parole et fondateur, l’Hon. Eugène Diomi Ndongala, puissent enfin produire des fruits, au bénéfice du peuple congolais.

Depuis Janvier 2012, L’Hon. Eugène Diomi Ndongala, déjà à la tête d’une des 3 plate-formes qui avaient soutenu Etienne Tshisekedi à l’élection Présidentielle, l’ Union Sacrée pour l’Alternance, n’a cessé de révendiquer la victoire d’Etienne Tshisekedi à l’élection Présidentielle ainsi que la vérité des urnes bafouée à la suite du hold-up électoral de 2011.

Sa cohérence fut absolue, au point de refuser de siéger à l’Assemblée Nationale, selon le mot d’ordre du président Tshisekedi et selon sa conscience, malgré le vote massif des Kinois en sa faveur.

En tant que «fer de lance» de la révendication de la vérité des urnes, l’Hon. Eugène Diomi Ndongala décida de lancer une organisation de résistance politique pacifique dénommée «Majorité Présidentielle Populaire, MPP en sigle» et la veille du lancement officiel de cette plate-forme politique à laquelle avaient déjà adhéré

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des dizaines de partis politiques de l’opposition, le régime Kabiliste organisa une diversion, montant une fausse affaire de mœurs contre le Président de la Démocratie Chrétienne, au siège dudit parti, qui d’ailleurs à été occupé par la police et confisqué depuis 2012.

Enlevé et détenu au secret, malgré son statut de parlementaire en fonction, le Président Eugène Diomi Ndongala fut libéré après 3 mois de tortures physiques et morales, visant à le faire taire et surtout à dissoudre la MPP.

Malgré les séquelles physiques dues aux mauvais traitements subis, le Président Eugène Diomi Ndongala a continué son combat au sein de la MPP, au point de faire l’objet d’une nouvelle arrestation et accusation d’atteinte à la sécurité de l’Etat dite «affaire de l’imperium».

Détenu malgré 3 ordonnances de mise en liberté provisoire non exécutées, l’Hon Eugène Diomi Ndongala sera jugé, au cours d’ audiences nocturnes, à huis clos, sans aucun respect des normes les plus élémentaires d’un procès équitable: les juges récusés furent maintenus en place; les prétendues victimes étaient dépourvues de document d’identité valable et prétextaient une fausse identité (faux père et fausse mère); aucune preuve factuelle n’a été exhibée contre l’Honorable Diomi et le procès s’est terminé sans que l’accusé ne soit entendu, ni les avocats ne puissent prononcer leurs plaidoiries.

Ainsi, par un faux procès nul et non avenu, l’Honorable Diomi fut condamné, tout en se reclamant innocent, sans aucun droit de recours et sans aucun respect des droits de la défense, à 10 ans de réclusion pour une accusation qui a toujours nié et qui n’a jamais été prouvée.

De plus, la chambre de la Cour de Cassation qui prononça ce jugement politique et scélérat, a siégé au nombre de 5 juges, alors que la Loi Cadre sur la Cour de Cassation prévoit qu’elle soit constituée par 7 juges.

La prise à partie des juges ayant commis ce forfait de violation flagrante du droit, n’a jamais été traitée par la Cour Suprême, malgré la requête en bonne et due forme introduite par les avocats du Président Eugène Diomi Ndongala.

Cette injustice et déni de justice due à une froide manipulation de l’appareil judiciaire à des fins politiques, amena l’Hon. Eugène Diomi Ndongala à introduire en octobre 2013 une plainte contre la RDC, auprés du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, pour violation du Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques. La plainte suit son cours au moment où nous parlons.

Notre devoir de mémoire est nécessaire pour comprendre pourquoi Eugène Diomi Ndongala, Président National de la Démocratie Chrétienne et Porte-Parole de la Majorité Présidentielle Populaire, n’est pas seulement «prisonnier politique» du régime Kabila mais aussi un leader de l’opposition qui a subi «un véritable harcèlement politique violent et de longue date», selon l’expression textuelle utilisée par l’Union Interparlementaire (UIP) dans une des ses nombreuses résolutions le concernant.

Certes, le cas du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala n ‘est pas le seul exemple d’instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique.

En effet, les inculpations de Christopher Ngoy, Jean-Claude Muyambo, Makwambala Yves et Fred Bauma représentent, avec celui de d’ Eugène Diomi Ndongala, les cas les plus emblématiques de la répression politique exercée depuis des années sur l’opposition et la société civile au Congo-kinshasa.

Voilà pourquoi, la MPP et la Démocratie Chrétienne ne peuvent que saluer la prise de conscience aussi bien sur le plan national qu’international concernant l’impérieuse nécessité de libérer sans conditions, les prisonniers politiques de la RDC car, comme l’a si bien dit le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Ra’ad Zeid Al-Hussein, récemment en visite à Kinshasa, «On ne dialogue pas dans la peur».En février 2012, Eugène Diomi Ndongala fut le premier opposant à proposer un Dialogue politique pour résoudre la crise de légitimité consécutive aux élections chaotiques et fraudeuleuses de 2011. Aujourd’hui, le pouvoir kabiliste, qui vante les tant les bienfaits d’un certain dialogue «sur mesure» et entouré plus de slogans que de substance, doit d ‘abord commencer par libérer les prisonniers politiques, comme le révendique le Rassemblement, la MPP et la DC et la majorité des ciongolais, devant libérer, en premier lieu, l’ Hon. Eugène Diomi Ndongala, le précurseur visionnaire du Rassemblement de l’Opposition autour d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba et celui -là même qui fut le fer de lance de la révendication de la vérité des urnes, sa seule etvéritable faute aux yeux de la mouvance kabiliste.

La population congolaise, par sa participation massive et historique aux manifestations du

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Rassemblement de l’opposition le 27 /7/2016 et le 31/07/2016, a démontré concrètement sa maturité politique ainsi que son soutien aux révendications du Rassemblement.

III – LA FEUILLE DE ROUTE AMENDEE

Dans sa constance idéologique et historique, la MPP tient à rappeler le travail remarquable et de haute facture élaboré par la DC, la MPP, l’UDPS, le G14 et la société civile avant la constitution du Rassemblement, visant à établir le contexte, les objectifs et la structure d’un Véritable Dialogue porteur de solutions pour la grave crise politique qui frappe la RDC. Ce travail d’amendement positif de la feuille de route de S.E Etienne Tshisekedi, aboutit à l’élaboration d’une feuille de route amendée prévoyant un comité

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préparatoire, l’inclusion de la société civile dans la structure du Dialogue ainsi que la définition des objectifs fondamentaux de ce-lui ci. Aussi, révendiquait-elle les préalables qui ont été, par la suite, faits siens par le Rassemblement.

Plus exactement:

a. l’élargissement de la facilitation au Groupe international d’appui;

b. Le préalable de la libération des prisonniers politiques avant tout Dialogue .

Voilà pourquoi, tout en rappelant que le Rassemblement de l’Opposition politique est né des germes jetés par la haute lutte et le combat des prisonniers politiques «phare», la MPP tient à déclarer son attachement à la vision du Dialogue projeté par l’Udps et Alliés, car c’est cette vision qui a convaincu le peuple congolais et la communauté internationale de l’opportunité d’un Dialogue politique selon l’Accord Cadre d’Addis-Abeba et la résolution du CSNU 2277.

IV – KABILA ET LE PROCESSUS ELECTORAL

Le Bureau Politique de la MPP a suivi avec préoccupation les récentes déclarations faites par M. Kabila en Ouganda, selon lesquelles il aurait essayé de se derober de l’échec de la non organisation des élections générales, chargeant la CENI de toute responsabilité, tout en annonçant, comme s’il s’agissait de «sa compétence et responsabilité personnelles», le report des élections générales, après la reconstitution du fichier électoral!

Dans son entendement contradictoire, c’est seulement après la constitution du nouveau fichier que le calendrier électoral sera publié par la CENI.

Il est, en effet, difficilement compréhensible qu’un responsable politique s’exonère allégrement de toute sa responsabilité par rapport au dérapage d’ un processus électoral, tout en annonçant, en lieu et la place de la Commission Électorale Nationale «Indépendante», la procrastination de la publication du calendrier électoral en violation de la Constitution, alors que la reconstitution du fichier devrait être une étape comprise dans le calendrier électoral global.

V – NON AU PARTI UNIQUE ET A SES MANIFESTATIONS

La MPP tient à rappeler à la mouvance au pouvoir, que les arts. 7 et 193 de la Constitution interdisent formellement la reconstitution d’un parti unique, dont une des expressions les plus néfastes fut, à l’époque de Mobutu, la politisation des fonctionnaires et des militaires. Également, dénonce-t-elle la volonté de ladite mouvance de contourner l’art 220 de la Constitution, afin de prolonger le deuxième et dernier mandat de M. Kabila.

VI – L’ECHEC SECURITAIRE ET LA «SOUS-TRAITANCE» DE LA SECURITE NATIONALE A DES ARMEES ETRANGERES

La MPP s’insurge contre la volonté de M. Kabila de vouloir éternellement faire «sous-traiter» la sécurité nationale congolaise par des armées étrangères, comme ce fut le cas, la semaine passée, lors de sa visite en Ouganda, où il a demandé aux forces ougandaises d’intervenir militairement en RDC pour l’énième fois, afin de mettre un terme aux exactions des rebelles ADF contre la population congolaise de Beni et ses environs.

Il sied de souligner qu’après plus de 15 ans de pouvoir, M. Kabila n’a pas reformé l’armée ni les services

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de sécurité congolais, au point qu’ils soient désormais exploités essentiellement pour menacer les civils et l’opposition plutôt que pour défendre la population congolaise et son territoire.

Avec un bilan aussi négatif, les congolais ne sont pas prêts à donner une rallonge de mandat au locataire du Palais de la Nation, qui vise à se pérenniser au pouvoir par la force et en violant les droits civils et politiques du peuple congolais.

MAIS LE PEUPLE A DEJA PARLE LE 27/07/2016 ET LE 31/07/2016 ! IL A DIT CECI:

«LIBERTE POUR LES PRISONNIERS POLITIQUES»,

Que le régime Kabila libère ses otages que sont les prisonniers politiques, en commençant par le premier d’entre eux:

l’Honorable Eugène Diomi Ndongala.

Vérité et Justice pour le Congo,

Le peuple d’abord.

Pour le Bureau Politique de la Majorité Présidentielle Populaire, MPP,

Prof. Jean-Pierre Boka Kapella,

Mons. Madi Mwana Emmanuel,

Mme Eugénie Tshiela Compton

 

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