CONFERENCE DE PRESSE DE MARTIN FAYULU: « LES DEPUTES EUGENE DIOMI NDONGALA ET BERTRAND EW ANGA SONT SEQUESTRES PAR LE POUVOIR KABILA-PAS DE DIALOGUE SANS LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES »

CONFERENCE DE PRESSE DE MARTIN FAYULU: « LES DEPUTES EUGENE DIOMI NDONGALA ET BERTRAND EWANGA SONT SEQUESTRES PAR LE POUVOIR KABILA-PAS DE DIALOGUE SANS LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES »

par FreeDiomi le 16 octobre 2014
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FORCES ACQUISES AU CHANGEMENT, « FAC »
CONFERENCE DE PRESSE DU 16 OCTOBRE 2014
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Avant toute chose, nous vous souhaitons la bienvenue en cette salle, devenue lieu mythique où s’écrit désormais l’histoire politique de notre pays et plus particulièrement celle de l’opposition congolaise.
En effet, c’est ici à Fatima que le 23 août 2011, l’opposition congolaise, amputée malheureusement de quelques partis et regroupements politiques se réclamant d’elle, avait désigné le Président Etienne Tshisekedi comme candidat commun de l’Opposition à l’élection présidentielle de novembre 2011.
– Pour sa victoire lors de cette élection ;
– En mémoire de 8.000.000 des congolais qui sont morts du fait des diverses agressions meurtrières dont notre pays est victime depuis deux décennies ;
– Pour Floribert Chebeya, Fidel Bazana, Armand Tungulu, Bapuwa Mwamba, Serge Mayeshe, Franck Ngyke et son épouse, tous victimes de l’intolérance du pouvoir en place ;
– Pour le Généraux Buza-Mabe, Mamadou Ndala, Lucien Bahuma et tous les officiers supérieurs, subalternes, soldats et matelots tombés sur le champ de batailles pour défendre l’intégrité territoriale de notre pays ;

– Pour l’Honorable Diomi Ndongala, l’Honorable Jean-Bertrand Ewanga, Bruno Kabatshi et tous les détenus politiques, victimes de l’injustice ;

– Pour notre compatriote, le Bishop Fernando Kuthino, dont le seul pêché, aura été d’être le précurseur du mouvement ‘’Sauvons le Congo’’ ;

En signe de notre reconnaissance pour leurs apports exceptionnels dans le combat pour l’avènement d’un Etat de droit et démocratique dans notre pays, leur martyr, sacrifice et courage face à l’injustice, l’iniquité et l’adversité, nous vous prions de bien vouloir vous lever pour que nous puissions tous, par des applaudissements nourris leur rendre un vibrant hommage.
Merci. La patrie ne les oubliera jamais !

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
La République Démocratique du Congo, notre pays, est à la croisée des chemins.
Sur fond d’une crise de légitimité sans précédent qui mine toujours le bon fonctionnement des institutions de la République, notre pays est aujourd’hui en dessous de la ligne de flottaison.
Le danger est là!
En effet, de l’analyse que nous allons faire aujourd’hui de la situation de notre pays, il en ressortira clairement l’alignement, d’une série de stratégies machiavéliques savamment concoctées par les officines de Monsieur Kabila, afin d’opérer un coup d’Etat constitutionnel et conserver à tout prix le pouvoir des privilèges par l’instauration d’une monarchisation présidentielle dans notre pays.
Nous allons lui dire NON, des milliers de fois NON
Ainsi, notre Conférence de presse de ce jour portera sur les questions ci-après:
– De la révision ou du changement de la Constitution de la République ;
– De la CENI et des élections ;
– Des Concertations nationales ;
– De la Guerre et de l’Insécurité généralisée n RDC ;
– Du Budget
– Du Dialogue ;
– De la traque des Opposants ;
– De l’Unité de l’Opposition
1. DE LA REVISION OU DU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Monsieur Kabila n’est pas un homme de parole !
En effet, depuis son discours d’investiture du 06 décembre 2006, il s’est prononcé au moins trois fois sur la question de la révision constitutionnelle.
Dans son discours sur l’état de la Nation du 06 décembre 2007, il a affirmé, nous citons : « Je ne peux en finir avec les réformes juridiques sans nous mettre tous en garde contre la tentation de vouloir régler tout dysfonctionnement éventuel des institutions par une révision constitutionnelle. En principe, la loi fondamentale d’un pays ne devrait être modifiée qu’en cas d’extrême nécessité, et uniquement dans l’intérêt supérieur de la Nation », fin de citation.
Le 07 décembre 2009, il disait, nous citons: « Ma position sur la problématique de la révision constitutionnelle est connue, et elle n’a pas varié. On ne devrait y recourir qu’avec parcimonie, comme dernier recours, et dans le strict respect des dispositions pertinentes de la Constitution en vigueur ».
Pourtant, en janvier 2011, sa mouvance, sûrement « sous son impulsion » avait initié et opéré une révision intempestive de la Constitution qui a désarticulé les équilibres et rationalités qu’elle a institués.
C’est ainsi, par exemple, que si la modification de l’article 71 n’avait pas réduit les droits des congolais de se présenter deux fois devant les urnes pour choisir leur Président, les problèmes actuels de la dévaluation de l’institution président de la République et/ ou de sa légitimité ne se seraient pas posés!
Alors qu’à la clôture des ‘’Concertations’’ dites ‘’nationales’’ le 23 octobre 2013 Monsieur Kabila déclarait enfin, nous citons: « Comme les délégués à ces assises, je suis pour le respect par tous de l’esprit et de la lettre de la Constitution de la République dans son ensemble, telle qu’adoptée par le référendum populaire en 2005 ». C’est malheureusement son gouvernement qui initie encore aujourd’hui un projet de révision constitutionnelle déposée à l’Assemblée nationale.
Comment peut-on lui faire confiance ?
Et pour réaliser cet exploit impertinent, c’est le Secrétaire général de son parti, professeur de droit constitutionnel de son état, qui nous avait brutalement soumis à un choix existentiel en publiant un livre, «Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la Nation » dans lequel, tel Rambo, il pulvérise à coups de missiles l’article 220.
Il y avait désormais péril en la demeure.
C’est ainsi que, tôt entre juillet et août 2013, les FAC avaient mené la campagne de sensibilisation sur terrain de la population sous la forme d’une pétition intitulée : ‘’Touche pas à mon 220 ; Pas de présidence à vie en RDC’’.
A plusieurs reprises, les membres des FAC avaient subi des exactions de la part de la police nationale. Mais, refusant d’obtempérer aux ordres manifestement illégaux et nous avions poursuivi notre activité de sensibilisation dont le clou devait être le meeting que nous devrions tenir au stade Vélodrome de Kintambo le 1er septembre 2013. Non seulement que l’autorité urbaine avait refusé de prendre acte de notre lettre d’information, cette activité pacifique avait été brutalement réprimée par la police et certains hauts cadres de notre regroupement avaient été irrégulièrement placés en garde à vue.
Entretemps, de la confabulation de celui que la presse internationale appelle désormais ‘’Ministre du démenti’’, il ressortait que nous leur ‘’prêtions des intentions’’ ! Ce Ministre, en effet, affirmait au monde entier que pour une fois en RDC, il y aurait en 2016 une passation civilisée de pouvoir entre un président sortant et un président entrant’’! Dont acte.
Mais, aujourd’hui, il est devenu ‘’révisionniste’’ devant l’Eternel !
Depuis, d’autres lieutenants de la mouvance Kabiliste ont été déployés sur terrain pour porter ce projet du changement carrément de la Constitution :
– une «pétition pour le changement de la Constitution » a été lancée par un membre du PPRD ;
– un «communicateur » de la mouvance Kabiliste a publié un cynique ouvrage fourre-tout intitulé : « Plaidoyer pour la IVème République » ;
– la «horde» du samedi matin sur les médias publics, notamment à la RTNC avait pris le relais médiatique du projet et fustigeait, à la limite de l’injure, toute personne ou organisation qui pensait le contraire!
– Plusieurs émissions télévisées, sous forme de débat, sont organisées à cet effet.
Là, nous n’étions plus dans le procès d’intention mais bien dans l’alignement des actes préparatoires à une tentative de renversement du régime constitutionnel. Et, pour que nul n’en prétexte l’ignorance, nous rappelons que cela constitue une infraction imprescriptible contre la Nation et l’Etat aux termes de l’article 64, alinéa 2 de la Constitution.
Face à ce danger, plusieurs personnalités, organisations politiques y compris celles appartenant à la mouvance Kabiliste ainsi des organisations de la Société civile y compris les professeurs d’universités nous ont emboîté le pas. Les pays étrangers amis et les institutions internationales nous ont également avisés des dangers de la révision intempestive de la Constitution particulièrement de l’article 220 dont l’envergure des matières qu’il égrène couvre pratiquement les 2/3 de notre texte constitutionnel. L’on ne peut donc le changer sans courir le risque d’un cas flagrant de sa violation intentionnelle et déstabiliser le pays ainsi que l’équilibre déjà précaire des pouvoirs dans les institutions.

En réaction, la mouvance kabiliste a entrepris de discréditer et de menacer ces personnalités, organisations et institutions de référence qui réalisent avec nous ce danger. Elle instrumentalise le pouvoir judiciaire pour mettre hors-jeu des adversaires politiques ou les intimider. C’est le cas de Diomi Ndongala, de l’Honorable Jean-Bertrand Ewanga, de Bruno Kabatshi et de tous les autres détenus politiques.

Le régime recourt même aux voies de fait, et le cas le plus récent demeure cette attaque abjecte et sauvage dirigée contre des prêtres et des sœurs à Lodja alors qu’ils délivraient le message de la CENCO. Le régime de Monsieur Kabila n’hésite pas, au nom de la « souveraineté », à s’en prendre vertement aux institutions internationales alors qu’il en est le produit et vit aux mamelles de la même communauté internationale.
Ce comportement a un nom : C’est le terrorisme d’Etat !
Seulement, notre détermination à faire échec à ce projet machiavélique n’a d’égal que l’intériorisation responsable de notre devoir constitutionnel, celui de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution de la République, conformément à l’article 64 de la même Constitution. Et, par notre bouche donc, le peuple congolais lui dit NON, des milliers de fois NON !
Nous n’avons pas peur et nous ne céderons pas au chantage, ni aux menaces, ni aux diverses attaques dirigées contre nous.
Ce comportement expose la gouvernance par défi que tout le monde décrie et qui est aussi visible dans le chef d’un autre pilier, structurel cette fois-ci, dont Monsieur Kabila se sert pour le même dessein.
Il s’agit de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
2. DE LA CENI ET DES ELECTIONS
Il est superfétatoire de revenir ici sur les conditions rocambolesques de la mise en place de la CENI et les critiques que nous avions formulées et continuons de faire contre cette institution.
Mais, que l’on retienne une chose : la CENI actuelle est un autre bras séculier sur lequel s’appuie Monsieur Kabila dans la poursuite de sa stratégie consistant à insécuriser le pays.
Souvenez-vous, c’est elle qui, dans sa feuille de route de janvier 2014, a relayé au niveau de l’Assemblée nationale notamment, la volonté de Monsieur Kabila d’organiser les élections des députés provinciaux au suffrage universel indirect en exigeant la révision querellée de l’article 197 de la Constitution. Ce qui, immanquablement, violerait l’article 220 !
Voilà pourquoi, avec d’autres organisations des Forces Politiques et Sociales, nous avions porté plainte contre MaluMalu au Parquet Général de la République.
Auparavant, au travers la campagne ‘’MaluMalu dégage’’, nous étions redescendus dans la rue avec les membres de ‘’Sauvons la RDC’’ et avions récolté près de 60.000 signatures auprès des congolais qui avaient, de ce fait, clairement dit que la CENI, avec à sa tête Monsieur MaluMalu, n’inspirait pas confiance et que cette institution devait être restructurée.
Là aussi, même méthode. A plusieurs reprises, nous avions été brutalisés par la police, intimidés et menacés.
La gouvernance par défi se portant très bien en RDC, Monsieur MaluMalu poursuit sans désemparer son projet d’organiser les élections locales que tout le monde avertit qu’elles seront, au-delà des questions financières, de cartographie, de fichier électoral et d’infrastructures, sources de tensions supplémentaires pour le pays.
Les observateurs sérieux affirment d’ailleurs que la feuille de route de Monsieur MaluMalu est maintenant dépassée et que techniquement il est impossible d’organiser ces élections dans les délais.
Tout compte fait, il reste que les élucubrations de Monsieur MaluMalu s’apparentent à une stratégie consistant à nous emmener à ‘’couillon-ville’’ afin de nous placer, le moment venu, devant un autre fait accompli, et obtenir un ‘’glissement’’ au-delà de 2016 au profit de Monsieur Kabila.
Qu’il soit entendu que pour les FAC et pour le peuple congolais, qu’il pleuve ou qu’il neige, il faut ABSOLUMENT organiser les élections présidentielle et législatives en 2016 conformément à la Constitution.
Avec d’autres forces politiques et sociales réellement acquises au changement, nous poursuivrons le combat contre cette cynique démarche de la mouvance Kabiliste pour faire échec à cette énième fourberie, jumelle des ‘’Concertations’’ dites ‘’nationales’’.
3. DES CONCERTATIONS NATIONALES
D’une part, acculé militairement par un membre de sa famille politique, en l’occurrence le CNDP alias M23, qui menaçait son « fauteuil », et dans une quête désespérée des ‘’béquilles’’ de légitimation d’autre part, Monsieur Kabila, pris de panique, va emboucher la trompette de la cohésion nationale en convoquant en septembre 2013 les ‘’Concertations’’ dites ‘’nationales’’ comme subterfuge pour se maintenir au pouvoir.
Il va de nouveau créer l’insécurité particulièrement au sein de l’opposition politique congolaise en recrutant, toujours à coup de menaces, de chantage, de débauchage, de corruption et de promesses juteuses d’entrée au gouvernement, des « alliés de circonstance» avec pour objectif d’élargir sa mouvance et ultimement réaliser la mise à mort de la troisième république.
Pour ce faire, il va s’appuyer sur le concours intellectuel de certains «professeurs » nationaux de droit qui lui avaient vendu le projet d’une « démocratie consensuelle », ancêtre du changement de la Constitution, comme fondement philosophique d’un ordre constitutionnel nouveau en remplacement de l’orthodoxie démocratique fixée dans la Constitution en vigueur.
Les FAC avaient farouchement combattu ce projet et dans notre point de presse tenu une semaine après son discours d’ouverture de ce forum, soit le 14 septembre 2013, nous étions le premier regroupement politique à tirer la sonnette d’alarme en avertissant que Monsieur Kabila et ses alliés préparaient un « coup d’Etat constitutionnel ».
Auparavant, dans une déclaration commune faite au CEPAS le 1er juillet 2013, pratiquement toute l’opposition politique congolaise avait rejeté son ordonnance de convocation desdites ‘’Concertations’’. A la fin du mois de juillet 2013, par un mécanisme que nous avons toujours du mal encore à saisir, certains « amis » de l’opposition, signataires avec nous de la déclaration du 1er juillet 2013 se sont retirés à Limete dans un Conclave dont les conclusions demeurent pour le moins ambigües. C’est là que la brutalité et la félonie du régime en place les ont rattrapés.
Quant à nous qui avions persisté dans notre refus de participer à ce forum, parce que fidèles à notre parole et à nos engagements, Monsieur Kabila nous avait qualifiés de « réfractaires à la loi » et les congolais de la diaspora de « terroristes » ! Carrément !
Un an après ces ‘’Concertations’’ dites ‘’nationales’’, la désillusion a gagné tous ceux qui y avaient pris part. La recherche effrénée et désespérée de la ‘’cohésion nationale’’ s’est transformée en ‘’implosion nationale’’.
Qui, mieux que ceux qui y avaient pris part peuvent aujourd’hui témoigner que ce forum-là fut un fiasco?
Ils le regrettent tous aujourd’hui. Certains ‘’opposants’’ couinent en silence d’avoir accompagné la mouvance Kabiliste dans cette aventure. D’autres, plus courageux et à leur crédit, n’hésitent pas à crier haut et fort que ce fut un marché des dupes.
L’Histoire retiendra cependant que le seul mérite de ce forum aura été d’avoir réussi l’exploit d’amnistier les criminels du M23 !
Il reste que les 670 ou 750 autres recommandations demeurent suspendues à la volonté, mieux au «pouvoir discrétionnaire » du Prince !
Il en est ainsi par exemple de celles relatives à la mise en place du fameux gouvernement dit de ‘’cohésion nationale’’ attendu par les ‘’Concertateurs’’ et qui n’est jamais arrivé ainsi que de la libération de tous les détenus politiques.
D’ailleurs, au lendemain de ces ‘’concertations’’, le député Fidel Babala, Secrétaire Général Adjoint du MLC qui avait pris part à ces ‘’Concertations’’ a été arrêté comme un vilain malfrat et transféré à la CPI alors qu’une de leurs recommandations, sous forme d’engagement, était justement d’apporter un concours consulaire aux compatriotes se trouvant à la Haye.
Comble de l’ironie, alors que Fidel Babala, Congolais et Député national de son état, a sollicité auprès de la CPI sa mise en liberté provisoire, son propre pays refuse par un avis négatif du Procureur Général de la République contre celui positif du Ministre de la Justice de l’accueillir alors que depuis la révision constitutionnelle intempestive de janvier 2011, le parquet exerce sa mission sous l’autorité du ministre de la Justice dont il est le bras séculier !
L’insécurité politique, juridique et judiciaire continue ainsi de vivre côte à côte avec l’insécurité sociale, des personnes et de leurs biens.
4. DE LA GUERRE ET DE L’INSECURITE GENERALISEE
Comme on peut s’en rendre compte, la République Démocratique du Congo est inlassablement englué dans une insécurité généralisée, mieux dans une guerre à huit-clos :
– Au Katanga, les Mai-Mai et les Bakata Katanga continuent de sévir ;
– Au Nord et au Sud Kivu, des forces négatives tant nationales qu’étrangères pillent minerais et plantations, violent les filles et massacres les populations ;
– Les rebelles des FDRL, qui refusent de quitter le Nord et le Sud Kivu y demeurent actifs etse livrent aux attaques, pillages, et kidnapping dans plusieurs localités de ces provinces ainsi qu’au Katanga où ils continuent de s’illustrer par plusieurs exactions ;
– Les Mai-Mai Raia Mutomboki ont repris le contrôle de plusieurs localités et les habitants de celles-ci vivent maintenant dans la brousse tandis que d’autres se sont déplacés vers des localités voisines;
– Dans les districts du Haut-Uélé et Bas-Uélé, les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) poursuivent sans désemparer leurs activités négatives et les ADF-Nalu sèment la terreur à Béni;
– Pendant près de trois ans, et malgré les démentis du gouvernement congolais, il est aujourd’hui incontestable que tout un bataillon de l’armée burundaise était basé à Kiliba, au Sud-Kivu et qu’il y menait des opérations militaires dont la nature est toujours inconnue des congolais. La confirmation de leur présence n’est pas sans rappeler le safari militaire de l’armée rwandaise il y a quelques années au Nord-Kivu;
– S’agissant du M23, des sources concordantes rapportent qu’en fait ce mouvement rebelle a feint d’avoir baissé pavillon et qu’il se préparerait à relancer la guerre contre notre pays ;
– Dans la province de l’Equateur, des groupes armés centrafricains, en l’occurrence la « Séléka » et les « Anti-Balaka », font régulièrement des incursions à Zongo et commettent des exactions non seulement contre les réfugiés centrafricains mais aussi contre les populations locales ;
– L’ONG Human Rights Watch a récemment rapporté que 100 démobilisés, des combattants et les membres de leurs familles, affaiblis par la malnutrition et les maladies sont morts à Kotakoli et a accusé le gouvernement congolais de négligence ;
– Au Kasaï-Oriental, le banditisme a atteint des proportions inquiétantes et des cas d’insécurité perpétrés par des bandits armés inquiètent de plus en plus les populations ;
– D’après les organisations locales de la Société civile du Bas-Congo, l’insécurité grandit sensiblement dans cette province et il ne se passe pas un jour sans que l’on enregistre des cas de vols à main armée ou de viols;
– Sans aucune protection et assistance, nos compatriotes ont été refoulés dernièrement de la République du Congo dans des conditions inhumaines et jusqu’à présent, les autorités de la RDC ne se préoccupent pas de dire aux congolais ce qui s’est réellement passé ;
– Quant à la ville de Kinshasa, les observateurs se demandent si elle n’est pas devenue un nouveau « Far West » car, sans compter la montée en puissance des « Kulunas », des bandits armés frappent quand ils veulent et où ils veulent. Ils assassinent des cambistes ici et là, volent, violent et s’illustrent dans des braquages et autres formes de violences à telle enseigne que vivre dans la capitale est devenu un calvaire pour ses habitants;
Devant l’impuissance manifeste de l’Etat congolais à faire face à l’insécurité généralisée reprise dans ce tableau sombre, le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations-Unies a dû hausser le ton dernièrement en déclarant qu’il faut mettre fin à la violence sous toutes ses formes et, en priorité, à ce qu’il a qualifié de « terrorisme sexuel » !
Malgré les dénégations du « Ministre du démenti », le dernier rapport de l’Indice Mo Ibrahim 2014 indique effectivement une nette détérioration de la situation sécuritaire du pays et de l’Etat de droit comme celle de la participation citoyenne ainsi des droits humains.
Malgré les efforts appréciables que la Monusco et les FARDC déploient sur le terrain des opérations, il est aujourd’hui clair en définitive que notre pays est en guerre.
Voilà que, dans son allocution à la 69ème Assemblée Générale de l’Organisation des Nations-Unies, Monsieur Kabila, va déclarer pince sans rire au monde entier que la République Démocratique du Congo est de nouveau un pays debout, vantant le ‘’dynamisme de son économie avec un taux de croissance au-dessus de la moyenne africaine alors que, selon l’indicateur de développement humain, notre pays, malgré ses potentialités, est classé deuxième pays le plus pauvre du monde avec 241 dollars de PIB par habitant ! Pourtant, dans son discours sur l’Etat de la Nation du 13 décembre 2008, Monsieur Kabila avait déclaré : « Ma détermination à donner un contenu réel à la promesse faite à notre peuple d’améliorer son vécu quotidien demeure inébranlable».
Aux dernières nouvelles, sûrement dans une tentative de « corriger » Monsieur Kabila dans l’hypothèse où l’on pourrait interpréter l’adjectif «debout» utilisé par ce dernier comme de la « stagnation», son Premier Ministre a dit que « la République Démocratique du Congo n’était pas seulement débout mais elle est en marche » !
Ah, oui ! Avec un budget de 9.000.000.000 de dollars ?
5. DU BUDGET
Comment se réjouir quand on présente un projet de budget de 9 milliards de dollars pour un pays de 73 million d’habitants, surtout quand on sait que l’Angola voisin exécute un budget de plus de 70 milliards de dollars avec une population trois fois moins que la nôtre. Dans son projet de budget, le gouvernement n’a pas démontré aux congolais qu’il y avait une politique réelle de développement autre que celle de la prédation et de la corruption. Quelle est la place de l’agriculture dans notre pays avec un budget du secteur qui n’atteint même pas 5% du budget total. La RDC a besoin d’un plan de développement chiffré avec des projets ambitieux tels que le port en eau profonde de Banana (par ailleurs promis depuis 2009) et tant d’autres. Des projets qui vont créer des richesses et des emplois. Il faut des mesures efficaces pour soutenir l’entreprenariat et non vanter la croissance qui n’amène pas la prospérité.
Avec un tel budget, il est aujourd’hui établi que la République démocratique du Congo ne sera pas en mesure de répondre aux objectifs du millénaire en 2015 tel que recommandé par l’UNESCO.
De qui se moque-t-on alors?
Pour Monsieur Kabila et son Premier Ministre, tout va bien et même très bien en République Démocratique du Congo. Il n’y a pas de crise politique, les institutions de la République fonctionnent normalement, la sécurité est assurée sur toute l’étendue du territoire national, les élections prochaines auront lieu selon le calendrier arrêté par la CENI et que toutes les options sont prises pour que le pays en sorte plus apaisé, plus uni et plus fort !
Et, parmi ses objectifs prioritaires, il va citer la nécessité de renforcer la cohésion nationale sans se soucier de la cause profonde de son émiettement!
Pourtant, dans son discours d’investiture du 06 décembre 2006, il affirmait: «Veiller au maintien de l’unité et de la cohésion nationale retrouvées sera l’épicentre de mon action politique».
Mais, qu’a-t-il fait de la cohésion nationale « retrouvée » en 2006 et au maintien duquel il s’était pourtant, 7 ans auparavant, engagé à veiller ?
Avec la complicité de la CENI du tristement célèbre Ngoy Mulunda, Monsieur Kabila l’a sciemment détruit, provoquant l’insécurité institutionnelle décriée actuellement et que seul un dialogue inclusif peut réparer.
6. DU DIALOGUE
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Le 28 novembre 2011 sera gravé dans les annales de l’histoire de notre pays comme étant la date symbolisant la plus grande forfaiture que notre pays ait connue.
En effet, après la trahison que constituait la révision constitutionnelle de janvier 2011, les élections organisées par la CENI de Monsieur Ngoy Mulunda ont été sévèrement déblatérées par tous les observateurs nationaux et internationaux. Pour le Cardinal Monsengwo, les résultats publiés n’étaient pas conformes à la vérité, ni à la justice. Pour tous les observateurs internationaux, ils n’étaient pas crédibles, donc pas véridiques et donc contestables.
En février 2012, les FAC avaient commencé à réclamer le dialogue inclusif, franc et sincère pour résoudre la crise de légitimité qui s’en était suivie, notamment avec une proposition de sortie de crise discutée avec Monsieur Hervé Ladsous, Secrétaire-Général Adjoint des Nations-Unies chargé des Opérations de Maintien de la Paix.
Mais, c’était sans compter avec Monsieur Kabila qui, à l’image de sa « prestation de serment » militarisée et au rabais, avait résolument levé l’option dangereuse de la gouvernance par défi qu’il poursuit d’ailleurs en recourant à des stratagèmes politiques d’un autre âge et, dans le processus, détruisant carrément le lien cohésif national décliné dans l’exposé des motifs de la Constitution, nécessaire à la stabilité des institutions, à la paix et au développement.
L’enlisement dangereux de la situation a poussé la Communauté internationale, sous l’impulsion du Secrétaire Général des Nations-Unies, à s’impliquer activement.
C’est ainsi que le 24 février 2013 l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RD Congo et la région fut signé à Addis-Abeba.
Et pour motiver sa démarche, le 27 février 2013, le Secrétaire Général des Nations-Unies a présenté devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies un rapport spécial qui, en fait, est un réquisitoire imparable, fatal sur notre pays. Le sombre et sévère diagnostic contenu dans ce rapport présente l’image honteuse d’un pays en faillite.
Selon ce rapport, la RDC, par la faiblesse de ses institutions et la mauvaise gouvernance, est devenue une menace sérieuse pour la sécurité en Afrique en général et dans la région des Grands Lacs en particulier. Un ancien Chef d’Etat-Major de l’armée congolaise, devenu Ministre de la Défense d’un des pays agresseurs de la RD Congo a affirmé en août 2012, dans un silence assourdissant des autorités de Kinshasa, qu’en RD Congo il n’y a ni gouvernement, ni armée, rien. Seulement un grand vide !
Voilà pourquoi, le 28 mars 2013, le Conseil de Sécurité, à travers la Résolution 2098 et son annexe (l’Accord-cadre), a demandé au Représentant spécial « au moyen de ses bons offices, de s’acquitter de la tâche de faciliter un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les partie prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation des élections provinciales et locales crédibles et transparentes ».
Remarquez avec nous que puisqu’il s’agit de réconciliation, de démocratisation et des élections crédibles et transparentes, Monsieur Kabila se cabre.
Pendant près de dix-huit mois depuis que l’Accord-cadre a été signé et la Résolution 2098 décidée, Monsieur Kabila ignore complètement ces instruments internationaux et refuse de s’y conformer. Il refuse donc la stabilité des institutions ainsi que la garantie de sécurité pour tous.
Plutôt donc que d’honorer sa signature apposée au bas de l’Accord-cadre, il préfère le contourner en pondant ses ‘’Concertations’’ dites ‘’nationales’’ dont les résultats sont connus de tous, c’est à dire l’exacerbation de la tension sur le plan interne et la fragilisation du pays aux fins d’achever son œuvre de destruction du tissu identitaire de notre peuple.
Sans exclure le recours à l’application de l’article 64 de la Constitution, il reste que la tenue rapide de ce dialogue conformément à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et à la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité reste, encore pour le moment, l’option la plus raisonnable pour préserver le pays d’un bain de sang et d’un chaos certains.
Les FAC en appellent donc à l’Envoyé Spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour la Région des Grands-lacs, au Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en RDC, à l’Envoyé Spécial du Gouvernement des Etats-Unis, à l’Envoyé Spécial de l’Union Européenne, à l’Envoyé Spécial de l’Union Africaine pour qu’ils s’impliquent urgemment et efficacement afin de faciliter ce dialogue.
A ce stade, il est important de fixer l’opinion tant nationale qu’internationale sur la position des FAC concernant ce dialogue. Pour nous, il s’agira de trouver un consensus sur :
– La résolution de la crise de légitimité ;
– La restructuration de la CENI ;
– L’audit du fichier électoral ;
– Le calendrier global des élections ;
– L’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba.
Il doit être bien compris que dans l’entendement des FAC, il ne sera pas question lors ou à l’issue de ce dialogue :
1. de réviser ou de changer la Constitution actuelle,
2. de mettre en place un gouvernement d’union ou de cohésion nationale ou même de transition.
Car, pour les FAC, il faut à tout prix organiser les élections présidentielle et législatives trois mois avant l’échéance conformément à la Constitution. Ainsi, les FAC s’opposeront farouchement à toute tentative, initiative ou subterfuge allant dans le sens d’un ‘’glissement’’ au-delà de 2016!

Et, préalablement à tout dialogue, nous exigerons la libération sans condition de tous les détenus politiques notamment Diomi Ndongala, l’Honorable Jean-Bertrand Ewanga, Monsieur Bruno Kabatshi.

Il est donc temps que toutes les organisations politiques se réclamant de l’Opposition puissent se prononcer maintenant sur leur entendement du dialogue que nous exigeons tous !

7. DE LA TRAQUE DES OPPOSANTS
Deux cas sérieux de l’insécurité dans laquelle se trouvent les opposants en RDC traque des opposants et qui mettent en lumière l’instrumentalisation de la Justice dans notre pays méritent d’être relevés ici. Il s’agit des ‘’condamnations ‘’ de Monsieur Diomi Ndongala et de l’Honorable Jean-Bertrand Ewanga :
– S’agissant de Monsieur Diomi Ndongala, on relève que la composition de la Cour était irrégulière et les faits qui lui sont imputés non jamais été examinés ni prouvés au débat judiciaire. Il été condamné sans être jugé par son juge naturel, à savoir la Cour de cassation (7 juges) au point qu’il a été obligé de saisir le Comité des droits de l’Homme de Genève contre cette décision inique ;

– S’agissant de l’Honorable Ewanga, non seulement que l’Arrêt de la Cour n’est pas motivé sur les éléments constitutifs de l’infraction pour laquelle il a été condamné, infraction qui par ailleurs n’existe pas dans l’arsenal juridique congolais, mais le juge s’est accaparé de l’opinion de la mouvance Kabiliste pour la convertir en infraction et condamner l’Honorable Ewanga.
D’autre part, après le retrait de ses avocats pour insécurité, et n’ayant pas renoncé à son droit d’être assisté, la Cour avait l’obligation de lui désigner un avocat d’office. Ce qui ne fut pas fait !

En un mot, nos deux compatriotes sont séquestrés sans motif !

8. DE L’UNITE DE L’OPPOSITION
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Beaucoup des choses ont été dites récemment sur l’unité nécessaire de l’opposition. Nous ne nous attarderons pas davantage sur cette question, car les enjeux auxquels fait face notre pays sont importants et nous ne nous laisserons pas distraire par ceux qui veulent nous discréditer en recourant à un vieux procédé: le mensonge. C’est cela aussi l’insécurité à laquelle nous faisons allusion dans notre propos de ce jour.
Laissez-nous seulement vous dire que s’agissant des actions sur terrain, les FAC n’ont plus rien à prouver à personne sinon au peuple congolais.
Aguerries par les velléités dictatoriales et téméraires de la mouvance Kabiliste, les FAC sont conscientes que rien n’est encore gagné en termes d’objectifs que nous nous sommes assignés dans le cadre des Forces Politiques et Sociales pour l’Unité d’Actions.
Cependant, nous considérons que toute organisation doit respecter ses propres principes pour éviter toute sorte de dérives.
Avec responsabilité, les FAC saisissent cette occasion pour réaffirmer ici qu’aucune difficulté n’est insurmontable et l’unité de l’opposition doit se faire dans la sincérité et le respect des principes adoptés. Et sur ce point, il faut le dire tout haut, les FAC ne transigeront pas.
En tous les cas, nous poursuivrons inlassablement notre combat contre la révision ou le changement de la Constitution et nous sommes heureux que la mayonnaise du combat a pris et que des congolais à l’intérieur du pays et ceux de la diaspora, des organisations politiques et sociales de référence, en ce compris celles de la mouvance Kabiliste, ainsi que des autorités scientifiques et morales tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays s’en sont appropriés.
Ne perdons surtout pas de vue que notre cible à tous c’est l’immobilisme imposé au peuple congolais par Monsieur Kabila. Il nous faut construire une alternative crédible et tout combat dans ce sens est notre combat. Nous encourageons plus des congolais à œuvrer dans cette direction pour sauver la Nation.
De manière tout à fait incidente, permettez-nous, de saisir cette opportunité pour rappeler également à tous la position qui a toujours été la nôtre en rapport avec un débat sournois actuellement en cours dans certains salons politiques de l’opposition mais encore timide dans la presse.
Il s’agit du Porte-parole de l’opposition.
A ce sujet, la position des FAC est très claire.
Tout le temps qu’on n’aura pas résolu la question de la crise de légitimité née des élections chaotiques du 28 novembre 2011, nous considérerons les auteurs et participants à cette initiative comme complices de la « légitimation » de l’imposture.
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Comme vous pouvez-vous en rendre compte, la situation de notre pays est très grave et la problématique de l’insécurité généralisée développée ci-haut n’est pas sans rappeler la posture adoptée par le colonisateur à la veille de son départ, poussé à la porte par les revendications indépendantistes des congolais. Le régime de la deuxième république avait aussi adoptée la même politique. Finalement, le peuple congolais avait tiré la chasse et il fut balayé de la manière que l’on sait.
L’Histoire étant un éternel recommencement, nous constatons que c’est cette même posture ou stratégie de la terre brûlée que le régime finissant de Monsieur Kabila semble prendre afin de se positionner à tort, comme le colonisateur et comme Mobutu, en élément incontournable pour la stabilité du pays et donc capable, de « sauver » la Nation congolaise !
Pour les FAC, Monsieur Kabila demeure le facteur de l’insécurité généralisée en République Démocratique du Congo et l’obstacle à la paix.
L’intérêt supérieur de la Nation aujourd’hui commande que nous puissions dire : ASSEZ !
Allez, portez la bonne nouvelle sur vous et répandez ce message partout en République Démocratique du Congo et auprès de nos compatriotes de la diaspora.
Vivent les Forces Acquises au Changement
Vive la République Démocratique du Congo
Nous vous remercions.

Pour les FAC
Martin M. Fayulu

Coordonnateur

CONFERENCE DE PRESSE DE MARTIN FAYULU: « LES DEPUTES EUGENE DIOMI NDONGALA ET BERTRAND EWANGA SONT SEQUESTRES PAR LE POUVOIR KABILA-PAS DE DIALOGUE SANS LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES »

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