VIDEO/DECLARATION POLITIQUE DC / MPP – 31/07/2014

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DECLARATION POLITIQUE CONJOINTE DE LA MPP ET DE LA DC / KINSHASA, SALLE DE FATIMA, 31/07/2014

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DECLARATION POLITIQUE CONJOINTE DE LA MPP ET DE LA DC

Salle de Fatima, le 31/07/2014 à 12h30

La Majorité Présidentielle Populaire, MPP en sigle, un regroupement politique réunissant des personnalités politiques, des partis politiques et associations de la société civile progressistes, s’est réunie récemment avec le bureau politique de la Démocratie Chrétienne, DC en sigle,  pour analyser et évaluer la situation sociale, économique, politique et diplomatique du pays et pour proposer des pistes de solution à la regression du processus de démocratisation en cours en R.D.Congo.

DE L’HISTORIQUE ET DE LA MISSION DE LA MPP

Au lendemain de l’organisation et du déroulement du scrutin présidentiel et législatif de novembre 2011, le tissu social du pays s’est effiloché d’avantage à cause des résultats chaotiques et dépourvus de crédibilité proclamés par la Commission Electorale dite « Indépendante ».

L’opinion se souvient que lors de la fameuse « investiture » de monsieur Kabila en décembre 2011, aucune personnalité politique étrangère de très haut rang n’a fait le déplacement à Kinshasa  à cause de le hold-up électoral qui venait d’être opéré au grand jour au vu et au su de tous les congolais et des observateurs électoraux de bonne foi. De plus, le peuple congolais  était tenu à distance de cet évènement qui avait eu lieu à l’intérieur d’un camp militaire ultra-protégé et qui n’avait donné lieu à aucune réjouissance populaire…

 C’est sur cet élan  de réappropriation du processus de démocratisation manifestement en panne et en régression en RDC qu’  est né la Majorité Présidentielle Populaire,  MPP en sigle, en tant que  structure de pression regroupant les personnalités et partis politiques ainsi que les associations revendiquant la reconnaissance nationale et internationale de la victoire du Président élu démocratiquement Monsieur ETIENNE TSHISEKEDI,  à laquelle s’ajoute la voix des députés réellement élus mais gommés par un Commission Electorale dite « Indépendante ».

Les échos de ces revendications de la légitimité du président élu Etienne TSHISEKEDI et celle des députés réellement élus,  ont été entendus par la communauté internationale qui,  par l’Accord Cadre d’ADDIS ABEBA,  en février 2013, a demandé  notamment à monsieur KABILA  – qui en était le signataire –  de reformer de l’armée, les services de sécurité et de relancer le processus de démocratisation au Congo- Kinshasa.

UNE HISTOIRE DE LUTTE ET DE SACRIFICE POUR UN IDEAL

La veille de la cérémonie programmée de signature par plus de 50 partis politiques de la Charte Constitutive de la MPP, M. EUGENE DIOMI NDONGALA, Président National de la Démocratie Chrétienne, Initiateur de la MPP et  son Porte – parole, alors Député National Elu de la  ville de Kinshasa,  est devenu l’homme à abattre et à neutraliser par le gouvernement KABILA : il a fait l’objet d’une détention au secret et par la suite d’un véritable harcèlement politico-judiciaire pour le faire taire en tant que fer de lance de l’opposition politique congolaise.

Avec lui, d’autres membre de la MPP ont été aussi détenus au secrets par les services de sécurité et par la suite incriminés sur la base d’un montage fallacieux dit « Groupe Insurrectionnel Diomi Ndongala » que le pouvoir lui-même a laissé tomber.

Le harcèlement politico-judiciaire dont il est victime notre porte-parole,  qui est actuellement un prisonnier politique de ce régime, découle de sa détermination dans son  combat pour la vérité des urnes et de sa dénonciation ferme et cohérente de la crise de légitimité qui frappe les institutions présidentielle et législative depuis novembre 2011.

Hanté par l’obsession de se maintenir  au pouvoir par la force,  le régime  emploiera tous les moyens pour faire taire l’initiateur de la MPP : emprisonnement illégal, procès politique scélérat et inique, condamnation sans preuve de culpabilité et surtout le soumettant à des tortures physique et morales arrivant jusqu’à lui nier des soins de santé,  et le plaçant enfin  dans une situation de mort civile.

A cause de  la détermination  aussi bien de sa famille politique, de son parti  et que du porte –parole de la MPP lui-même,  malgré son arrestation, plusieurs membres de sa  famille politique et même l’épouse de M. Diomi, M.me PATRIZIA DIOMI, font actuellement  l’objet de menaces, tortures morales  et intimidations de la part des services de sécurité.

A ce jour s’ajoute également la volonté dévoilée au grand jour, par le régime Kabila,  de vouloir anéantir  Monsieur DIOMI NDONGALA en le dépossédant de tous ses bien, comme cela arrivait en Union Soviétique, pour les prisonniers politiques  incarcérés par de ce régime liberticide d’une autre époque.

C’est pourquoi la MPP et la DC  continuent et sont déterminées à exiger la libération de monsieur EUGENE DIOMI NDONGALA, DETENU POLITIQUE  ET PRIVE de M. KABILA ainsi que des autres détenus d’opinion à l’instar du pasteur Fernando KUTINO et Mr KABATSHI.

Dans cette optique, nous comptons organiser dans les jours à venir une Marche Populaire en coordination avec les forces progressistes de la RDC, demandant la libération de tous les prisonniers politiques.

DE LA SITUATION POLITIQUE ACTUELLE

Dans son obsession de  gouverner par défi,  contre la volonté du souverain primaire, ce régime de « facto » en place à Kinshasa a essayé de déjouer l’attention de la communauté internationale par rapport à l’Accord Cadre d’ADDIS ABEBA, convoquant et organisant une Concertation Nationale complétement contrôlée par la majorité au pouvoir,  dont les résolutions demeurent lettre morte à ce jour, laminant ainsi la cohésion nationale et affaiblissant le leadership national.

La meilleure illustration de cette décadence institutionnelle a éclaté sur le plan interne à deux reprises au cours des derniers mois : les assauts des prétendus groupes  d’hommes, non autrement identifiés, de camps militaires à Kinshasa et ailleurs,  sont la preuve d’un malaise généralisé qui couve dans la société congolaise.

L’éloignement  de l’ancienne frange de l’opposition ayant pris part aux Concertations Nationales de ce processus biaisé justifie  à suffisance l’impérieuse nécessité de tenir un dialogue global, inclusif, franc et sincère afin d’apaiser les tensions internes et externes en perspective des échéances électorales à venir.

Sur cette question électorale, la MPP  et la DC réaffirment, dans la situation politique actuelle,  l’intangibilité de l’actuelle Constitution,   adoptée par referendum populaire à suffrage universel direct le 18 février 2006 et surtout  le respect du nombre et de la durée de mandats présidentiels qu’elle garantit.

De plus, La MPP et la DC considère qu’il serait impossible de lancer un processus électoral crédible et démocratique  en RDC sans avoir traité le précèdent contentieux électoral et surtout maintenant en détention les prisonniers politiques.

 

En conclusion,

 la MPP et la DC exigent :

  • la tenue un dialogue inclusif, franc et sincère d’ailleurs prévu par la Résolution 2098 / 13 du Conseil de Sécurité de l’Onu ; dans cette optique, la MPP et DC comptent utiliser tous les moyens légaux prévus par la Constitution en vigueur en RDC dont son article 64, afin de contrer toute démarche funeste visant le maintien du pouvoir par la force de l’actuelle majorité factice ;
  • Le respect des toutes les dispositions de l’actuelle Constitution, dont la révision serait illégale, illégitime et inopportune à la veille d’un nouveau cycle électoral ;
  • La libération des prisonniers politiques arbitrairement incarcérés en RDC, à cause d’une Justice asservie au pouvoir exécutif et cela afin de relancer le processus de démocratisation manifestement en panne et en régression en République Démocratique du Congo.

 

 

 

Vérité et  Justice pour le Congo,

Le peuple d’abord,

 

Fait à Kinshasa le 31/07/2014

Pour la MPP,                                                         Pour la Démocratie Chrétienne,

Porte-Parole Adjointe,                                            Le Secrétaire Permanent,

M.me Pascalina Kudura                                              Jean Paul Itoupa 

 

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LETTRE OUVERTE D’EUGENE DIOMI NDONGALA AU PRESIDENT BARACK OBAMA

ACCUSEE RECEPT USA 001

LETTRE OUVERTE D’EUGENE DIOMI NDONGALA AU PRESIDENT BARACK OBAMA

par FreeDiomi

LETTRE OUVERTE

 

A S.E. Barack Hussein Obama,

Président des Etats Unis d’Amérique,

c/o Ambassade des Usa à Kinshasa, RDC

 

Monsieur le Président,

 

Je m’adresse à vous au nom de la liberté d’expression et des libertés civiles et politiques, en tant que valeurs universelles bafouées en République Démocratique du Congo.

A cet effet, je tiens à soumettre à votre attention les cas des prisonniers politiques qui croupissent en ce moment dans les « mouroirs » qui sont les prisons congolaises, à cause de leurs opinions politiques.

Je souhaite exprimer ma profonde préoccupation concernant la volonté du gouvernement Kabila de modifier l’actuelle Constitution afin de prolonger le nombre de mandats du président sortant. Dans cette optique, je vous demande de prendre des mesures immédiates, conformément à votre dernier message au Congrès des Etats Unis concernant le Congo-Kinshasa, afin de protéger la paix ainsi que le droit à l’alternance politique en tant que pilier d’une vraie démocratie « gouvernante » et non « gouvernée », en République Démocratique du Congo.

Les dernières élections présidentielles et législatives qui ont eu lieu au Congo-Kinshasa en novembre 2011 ont été caractérisées par la fraude et le manque de crédibilité des résultats publiés par une Commission Electorale « Dépendante » au point qu’il est légitime de se poser la question suivante sur la capacité juridique de la majorité issue de cette fraude massive :

                           L’actuel régime politique au pouvoir en RDC peut-il revendiquer la légalité, la légitimité ainsi que l’opportunité de modifier l’actuelle Constitution ?

J’ estime que l’actuelle Majorité conjoncturelle manque de la légalité, de la légitimité et même de l’opportunité de modifier la Loi Fondamentale pour se pérenniser au pouvoir.

Il est nécessaire qu’il se tienne un vrai Débat National sur les limites d’un pouvoir issu d’élections contestables et contestées ainsi que sur la nécessité de respecter les droits fondamentaux des citoyens congolais qui continuent à être piétinés ; un Débat que votre administration pourrait soutenir, dans le respect de la Résolution 2098/2013 du CSNU, afin de promouvoir la paix et la démocratie en RDC, des valeurs qui préoccupent votre Administration, comme témoigne votre dernier message au Congrès concernant la République Démocratique du Congo et les ordonnances y afférant.

Il serait impossible de parler de Démocratie et Droits de l’Homme au Congo Kinshasa sans évoquer la question des détenus politiques, une catégorie de citoyens congolais dont je fais partie à cause de ma revendication de la « vérité des urnes » en RDC.

Les tentatives d’obstruction de ma liberté de mouvement, ma détention au secret alors que j’étais Député élu de la ville de Kinshasa dans les rangs de l’opposition politique, mon invalidation cavalière en tant que Député National, la violation de tous mes droits afin de me neutraliser politiquement à travers un montage politico-judiciaire débouchant sur une parodie de procès politique inique et irrespectueux des droits de la défense, tout cela a abouti à une condamnation scélérate qui   constitue une violation des obligations auxquelles la RDC est soumise au titre du droit international. A cela s’ajoutent les tortures physiques et morales dont je suis quotidiennement soumis et la volonté de mes tortionnaires me de placer, avec ma famille, dans une situation de « mort civile ».

Les fausses accusations portées contre ma personne et mon incarcération ne sont malheureusement pas  des cas isolés.

Sous le gouvernement Kabila, un nombre sans précédent de poursuites ont été engagées contre des opposants politiques, des défenseurs des droits de l’homme et des enquêtes à caractère intrusif des services de sécurité sont systématiquement lancées en vue d’identifier les sources et traquer les journalistes qui révèlent des informations sensibles dans l’intérêt général. Cette tendance obsessionnelle du gouvernement Kabila à réprimer l’opposition politique et son aversion pour toute manifestation publique promue par celle-ci, est anti-démocratique et ne peut plus durer à l’ère actuelle, au moment où l’Afrique a besoin de la normalisation du Congo-Kinshasa, après de décennies de guerres et violations massives des droits de l’homme, pour qu’un Congo nouveau puisse émerger en Afrique Centrale, un Congo que nous voulons respectueux des libertés individuelles et collectives et capable de profiter de ses immenses potentialités économiques.

Au contraire, un Congo qui demeurerait malade économiquement, politiquement et diplomatiquement risquerait de plomber l’élan pas seulement de la région de l’Afrique Centrale mais aussi de l’Afrique toute entière.

J’estime que les mesures répressives des libertés individuelles ainsi que la volonté de continuer à détenir des opposants à cause de leurs opinions politiques constituent des stratégies politiques dangereuses pour les équilibres instables de la région des Grands Lacs et une violation directe de l’engagement souscrit à Addis-Abeba, à l’occasion de la signature de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba, de promouvoir le processus de démocratisation et la réconciliation en RDC.

Vous n’êtes pas sans savoir que les réformes nécessaires et urgentes de la justice, de l’armée et des services de sécurité sont volontairement oubliées par le régime en place à Kinshasa qui persiste dans son inertie décadente dans le but d’occulter ses actes répréhensibles, la mauvaise gouvernance, la corruption généralisée, les abus des droits de l’homme.

De même, tous ceux qui dénoncent l’indifférence de l’actuel régime vers les problèmes réels des citoyens congolais, leur pauvreté extrême et généralisée, leur manque d’information deviennent, ipso-facto, des hommes et des femmes à abattre.

Je juge extrêmement préoccupant que l’actuel gouvernement congolais continue d’évoquer des urgences sécuritaires pour justifier les morts de citoyens désarmés qui sont immolés sur l’autel d’une prétendue « stabilité répressive », comme a été le cas le 30 décembre 2013 et le 22 juillet 2014 à Kinshasa.

Les Etats-Unis reconnaissent depuis longtemps le rôle essentiel du respect des Droits de l’Homme et des Droits Civils et Politiques dans l’établissement de bons rapports entre les états et surtout entre les peuples.

Par conséquent, je prie votre Administration de:

  • Soutenir la libération des opposants et prisonniers politiques détenus injustement en RDC, sur la base de faux dossiers montés par les services de sécurité afin de les éloigner de la scène politique ;
  • Soutenir l’Alternance et l’Alternative politique en RDC ;
  • Soutenir la tenue d’un Débat ou Dialogue National sur la reprise du processus de démocratisation de la RDC ;
  • Poursuivre la protection des Droits de l’Homme ainsi que des Droits Civils et Politiques des citoyens congolais, au nom du droit international  (La Déclaration Universelle des Droits de l ‘Homme ainsi que le Traité International Relatif aux droits civils et politiques) ;
  • Soutenir l’adoption par le Congrès de sanctions contre tous ceux qui s’opposent à la relance du processus de démocratisation en RDC et au droit inaliénable des citoyens congolais aussi bien de « voter » qu’ « élire » effectivement leurs dirigeants, sur la base d’élections libres, démocratiques, crédibles et respectueuses des échéances constitutionnelles.

En ce qui me concerne, je suis prêt à payer – et je paye déjà – le prix pour vivre un jour dans une société libre.

Je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’expression de ma haute considération distinguée.

Kinshasa, le 27/07/2014

Eugène Diomi Ndongala,

Président National de la Démocratie Chrétienne, DC,

Porte-Parole de la Majorité Présidentielle Populaire, MPP,

Prisonnier Politique en RDC

http://t.co/Ejdd6icUuy

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