RDC : triste sort des prisonniers politiques. Le cas bouleversant de Diomi Ndongala / CONGOINDEPENDANT

RDC : triste sort des prisonniers politiques. Le cas bouleversant de Diomi Ndongala


Mwamba Tshibangu

Il croupit sous les verrous depuis bientôt 5 ans. Il était l’artisan de la majorité présidentielle populaire qui a mené une lutte d’avant-garde pour la récupération de l’imperium. On a voulu sans doute le faire taire, l’éloigner de son maître charismatique pour qu’il cesse de lui apporter l’énergie nécessaire, le souffle guerrier qui alimentait vigoureusement ladite revendication, par ailleurs légitime, en ce temps-là. Rappelons que les fraudes scandaleuses et gigantesques avaient eu lieu lors des élections de 2011 qui ont vu Etienne Tshisekedi, aujourd’hui disparu et dont on continue à attendre le rapatriement de la dépouille mortelle au pays, triompher largement.

On a échafaudé un simulacre de procès pour l’écrouer sans que les preuves apportées puissent convaincre. Au fond des choses, tout le monde sait la vérité. Diomi Ndongala est un prisonnier politique. Pas n’importe lequel. Il est de haut calibre. Il a un poids consistant comme opposant au régime désormais décadent, mais qui survit grâce à l’Accord de la Saint Sylvestre.

À propos dudit Accord signé le 31 décembre 2016, rien n’est donné à savoir s’il sera réellement d’application. L’horizon ne semble pas s’éclaircir. Bien au contraire, les choses traînent en longueur et on marche au pas de caméléon. Les caciques du pouvoir qui tirent les ficelles en leur direction ont trouvé une bonne raison, en la mort du président du Conseil National du Suivi de l’Accord ((CNSA)) pour jouer aux prolongations. Ils calculent les jours qui passent et caressent en douceur leur rêve de ne pas tenir les élections au courant de cette année comme ils le voulaient. Celles-ci risquent même, à ce rythme, d’être renvoyées aux calendes grecques pour d’autres raisons qui surgiront le moment venu. En fait, la tenue d’un référendum populaire pour abroger la constitution demeure un épouvantail qui plane sur la tête des Congolais. Comme aussi l’éventualité d’une guerre à l’est du pays représente une de ces menaces qu’il ne faut jamais écarter.

Dans l’entre-temps, des points de blocage dont on disait qu’ils étaient mineurs, ne trouvent toujours pas d’issues. De sa part, Moise Katumbi, dans sa déclaration faite le 9 février dernier à Bruxelles où il est exilé depuis sa condamnation, a décidé de rentrer au pays avec la dépouille de Tshisekedi, bravant le risque d’arrestation. Il est à compter parmi les cas emblématiques dont la haute commission des magistrats instruite à ce point devait statuer, avec priorité, avant leur libération. Eugène Ndongala et Jean Claude Muyambo se trouvent dans le même cas de figure, d’autres prisonniers politiques sur la liste proposée ayant été relaxés…

Faut-il penser que la libération de Diomi adviendra avec la mise en place du nouveau gouvernement dont le premier ministre sera un membre désigné par le Rassemblement ? Par analogie, que dire de Samy Badibanga, le premier ministre qui expédie les affaires courantes, qui se réclame de l’opposition, a-t-il posé le problème de Diomi, pour ne parler que de lui ici, pour savoir au juste ce qui bloque dans son dossier ? Pourquoi la haute commission des magistrats ne se prononce-t-elle pas pour fixer l’opinion publique ?

Il y a un amer constat à relever : les opposants sont arrêtés pour des raisons souvent fallacieuses par le régime sanguinaire de Kabila. Faut-il rappeler ici l’arrestation de Franck Diongo qui était également un des vibrants opposants qui avait l’habitude de dire haut ce qu’il pensait, de donner librement son opinion. Il a été condamné à 5 ans de servitude pénale principale parce que, fondamentalement, il gênait l’establishment au pouvoir. Il a donc été mis au vert pour faire taire les voix dissonantes.

Le peuple congolais attend de pied ferme l’application intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre. Que les manœuvres dilatoires des politiciens véreux qui continuent à opprimer la population un peu partout au pays ne visent pas à le contourner. Les Évêques qui ont abattu, en dépit tout, un travail titanesque doivent veiller aux grains. Qu’ils portent avec intelligence leur croix jusqu’au bout tout en étant exigeant et en fixant bien les limites ou le timing à ne pas dépasser. Car, ils ont l’appui du peuple et peuvent saisir toutes les instances pour faire plier ceux qui bloquent la mise en œuvre de l’Accord. Autrement, ils porteront devant Dieu et devant l’histoire la lourde responsabilité d’avoir permis à Kabila de demeurer au pouvoir.

L’angoisse de Diomi, seul dans sa cellule de Makala, où il a versé les larmes pour pleurer son maître, doit interpeller le peuple congolais. Diomi ne mérite pas de subir un tel calvaire. C’est un combattant de la liberté, un adepte de la démocratie. Sa place est `dans l’arène politique où il doit s’occuper des affaires de la cité. Qu’on ne pense pas à lui seulement quand il va quitter ce monde pour lui jeter des fleurs. Il a envie d’œuvrer pour l’émancipation du peuple congolais. Qu’on lui restitue sa liberté de mouvement. L’Accord actuel de la Saint Sylvestre, les Accords précédents de la Cité de l’OUA et les recommandations des Concertations nationales tenues au mois de septembre 2013 toujours dans le cadre de la décrispation de la situation politique, plaident tous dans ce sens, sans compter l’injonction du Comité de droit de l’homme de l’ONU rendue le 17 novembre 2016 à Genève exigeant sa libération sans condition.

Un choix simple et lourd des conséquences se présente aux tenants du pouvoir hors mandat constitutionnel : appliquer les résolutions (recommandations) ou, au contraire, observer le statu quo en reniant l’Accord inclusif dûment signé par tous, finalement.

Mwamba Tshibangu
© Congoindépendant 2003-2017

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CANDIDATURE DE LA MPP AU CNSA

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MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE, MPP

N.REF. 025/BP/MPP – DC- 17

Kinshasa, 18/02/17

Au Conseil des Sages du Rassemblement

des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement,

Kinshasa- Limete

PRESENTATION DE LA CANDIDATURE DE LA MPP A LA PRESIDENCE DU CONSEIL DES SAGES DU RASSEMBLEMENT AINSI QUE A LA PRESIDENCE DU CONSEIL NATIONAL DE SUIVI DE L’ACCORD ET DU PROCESSUS ELECTORAL (CNSA)

A qui de droit,

La Majorité présidentielle Populaire, MPP en sigle, plateforme signataire de l’Acte d’Engagement de Genval et représentée par ses délégués au Conseil des Sages du Rassemblement, présente officiellement la candidature de l’Hon. Eugène DIOMI NDONGALA, Président National de la Démocratie Chrétienne, DC en sigle, et Président du Bureau Politique de la MPP, à la place de Président du Conseil des Sages du Rassemblement ainsi que à celle de Président du Conseil National de Suivi e l’Accord et du Processus Électoral, CNSA en sigle.

Le Bureau Politique de la MPP, en tant qu’organe de coordination politique de notre plateforme, estime que la candidature de l’Hon. Eugène DIOMI NDONGALA est politiquement justifiée de par son engagement cohérent et sans faille dans la défenses des valeurs de la démocratie, de l’ alternance ainsi que de la vérité des urnes, dans la continuité idéologique et politique du combat de SEM Etienne Tshisekedi, fondateur du Rassemblement.

Il sied de souligner que notre plateforme politique fut fondée en avril 2012, ayant comme autorité morale SEM Etienne Tshisekedi. L’objectif programmatique fondamentale de la MPP, coulé dans sa charte Constitutive, fait de notre plateforme politique, l’ancêtre idéologique du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement.

Avec l’expression de nos sentiments patriotiques,

Pour le Bureau Politique de la Majorité Présidentielle Populaire, MPP,

M.me Eugènie Tshiela

Prof. Jean – Pierre Boka Kapella

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Diomi Ndongala et Franck Diongo réclamés aux obsèques de leur « Grand Maître » /TEMPETE DES TROPIQUES

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Diomi Ndongala et Franck Diongo réclamés aux obsèques de leur « Grand Maître »

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DECLARATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE (MPP) ET DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC) SUITE AU DECES DE S.E. ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA, PRESIDENT ELU DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

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DECLARATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE (MPP) ET DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE (DC) SUITE AU  DECES DE S.E. ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA, PRESIDENT ELU DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

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Le Bureau politique de la Majorité Présidentielle Populaire unit sa voix à celle du Président National de la Démocratie Chrétienne, l’Hon. Eugène Diomi Ndongala, pour présenter ses condoléances les plus attristées aussi bien à la famille Tshisekedi qu’à l’Udps, à la suite de la douloureuse disparition de S.E. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Président Elu de la République Démocratique du Congo, privé de son imperium à la suite d’un holdup électoral à l’occasion des élections présidentielles et législatives frauduleuses de 2011.

La Majorité Présidentielle Populaire est née en juin 2012 pour soutenir la lutte politique du Président Etienne Tshisekedi, dont la cohérence restera notre référence politique incontournable pour les années à venir.

Comme Moise, Etienne Tshisekedi n’a pas pu rejoindre la « Terre Promise » qui, pour la RDC, est l’aboutissement du processus de démocratisation. Néanmoins, Etienne Tshisekedi nous a enseigné des valeurs que le peuple congolais n’oubliera jamais et qui le conduiront à la conquête de la « Terre Promise » de la vraie Démocratie;

nous citons:

– l’abandon de la peur, même au péril de sa vie, pour lutter en faveur d’ une société congolaise plus juste et plus humaine;

– la défense, en toute circonstance, du principe de l’Etat de Droit;

– la constance du combat, au point que, en paraphrasant Mao-Tze-Tung, Etienne Tshisekedi avait l’habitude de dire ceci: «  De défaite en défaite nous arriverons à la victoire »;

– Le intérêts du peuple congolais doivent toujours venir avant tout autre calcul politicien: « le Peuple d’Abord » était le slogan de sa dernière campagne électorale;

– la politique, pour Etienne Tshisekedi, était une sorte de sacerdoce, un don total de soi: seulement à ce prix et avec cette même détermination les hommes politiques congolais engagés pourront surmonter les obstacles des antivaleurs et lancer le grand Congo dans la trajectoire du développement durable.

Etienne Tshisekedi fut un homme politique de la trempe de ces rares hommes d’Etat qui apparaissent des temps en temps dans l’histoire des nations.

Il était un des rares hommes politiques congolais à obtenir l’adhésion inconditionnelle des citoyens congolais, prêts à le suivre, même au prix du sacrifice suprême, car ils étaient convaincus que sa vision de la réalité politique était toujours la meilleure pour la RDC.

Certains adversaires politique on confondu la cohérence d’Etienne Tshisekedi avec l’intransigeance, mais tous ses proches savent qu’il n’a jamais aimé la compromission systématique et encore moins, l’achat des consciences.

Quand la délégation de la MPP a eu l’honneur de le rencontrer, pour la dernière fois, au mois de Décembre 2016, Etienne Tshisekedi nous avait reçu avec son amabilité habituelle, heureux d’entendre des nouvelle du Président Eugène Diomi Ndongala et nous promettant de fêter ensemble sa libération.

Voilà l’héritage incommensurable d’un congolais dont la vie de sacrifice, de lutte non violente, a marqué à jamais l’histoire de la République Démocratique du Congo.

La Majorité Présidentielle Populaire, née autour du Président Elu,  au moment où le Président Etienne Tshisekedi, notre autorité morale, était aux arrêts domiciliaires en 2012, restera le gardien de la mémoire de son combat pour l’avènement d’une démocratie « gouvernante » et pas seulement« gouvernée » en RDC.

Papa Tshisekedi, nous sommes, avec des millions de congolais, les héritiers de ton combat: nous te promettons d’essayer d’en être toujours dignes, jusqu’à notre dernier souffle de vie.

Pour la Majorité Présidentielle Populaire,

Eugène Diomi Ndongala,
Président National de la Démocratie Chrétienne (DC,),
Jean-Pierre Boka Kapella,
Porte-Parole,(DC)
Emmanuel Madi Mwana,
Porte -Parole adj. MPP
Eugènie Tshiela Compton,
Membre du Bureau Politique MPP

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DIOMI NDONGALA: SA LIBERATION ET SON INDEMNISATION EXIGEE PAR L’ONU / LE PHARE 28/11/16

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Diomi Ndongala : sa libération et son indemnisation exigées par l’ONU

diomi ndongalaLe comité des droits de l’homme des Nations Unies demande à la RDC de prendre des mesures appropriées pour libérer Diomi Ndongala, annuler sa condamnation … La RDC doit en outre prendre les mesures nécessaires pour que des violations analogues  ne se reproduisent pas à l’avenir. C’est le vendredi 25 novembre 2016 au Cepas, à la Gombe, que cette position a été présentée à la presse par l’ONG ACAJ.
 
            Le comité souhaite recevoir de la RDC, dans un délai de cent quatre-vingts jours, des renseignements sur les mesures prises pour donner effet à la présente requête. La RDC est invitée à rendre celles-ci publiques, à les faires traduire dans ses langues officielles et à les diffuser largement.
            Le comité note que Diomi Ndongala a été victime de violation de ses droits sous l’article 9 du pacte du fait de son enlèvement le 27 juin 2012 et sa détention au secret par des agents de sécurité jusqu’au 10 octobre 2012. La RDC  nie les allégations et soutient que Diomi Ndongala n’avait pas été enlevé mais qu’il s’était caché suite aux faits de viol dont il a été accusé. Le comité note également  que son épouse avait porté plainte contre inconnu pour enlèvement et détention au secret auprès du procureur général de la république le 16 août 2012, et que lui-même avait porté plainte contre inconnu pour enlèvement, détention au secret et mauvais traitement auprès de l’Auditeur général des forces Armées en date du 15 octobre 2012.
Le comité considère que l’absence de toute enquête et de toute réponse des autorités au président de la Démocratie Chrétienne (DC), Eugène Diomi Ndongala  et son épouse sur la suite donnée aux plaintes respectives constitue une violation de l’article 9 du Pacte.
            Le comité note également le grief de  Diomi Ndongala relatif à l’ordonnance de placement en résidence surveillée rendue par la Cour Suprême  de Justice le 15 avril 2013 et renouvelée ultérieurement alors qu’il se trouvait en détention préventive.   Le comité considère que la détention préventive de l’auteur dans une prison au delà de la date de l’ordonnance de la Cour Suprême était illégale conformément au droit interne et constitue une violation de l’article 9 du Pacte.
            Le prévenu Diomi Ndongala Eugène est privé de soins médicaux adéquats pendant son emprisonnement. Le comité prend acte du rapport du contre hospitalier de la prison centrale de Makala, daté du 17 juillet 2013, qui prescrit une hospitalisation ainsi qu’une consultation chez un interniste et scanner concernant une affection à l’épaule droite. Diomi Ndongala  allègue qu’aucune suite n’a été donnée par les autorités à ce rapport malgré ses demandes. Le comité note également les allégations de Diomi  qui, pendant son hospitalisation en décembre 2013 suite à un effondrement brutal, a été ramené de force en prison et qu’aucune suite n’a été donnée par les autorités à la prescription de la clinique Ngaliema pour un Scanner cérébral.
            Diomi  affirme ne pas avoir été jugé par un tribunal indépendant et impartial, en violation de l’article 141 du pacte. Il relève en particulier que la composition de cinq magistrats de la chambre qui l’a jugé en cour de cassation n’était pas conforme à la loi du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire. La chambre aurait dû comprendre au moins sept magistrats.
            En ce qui concerne Diomi Ndongala, il a été empêché de présenter ses moyens de défense par rapport aux faits lui  imputés, lors de l’audience du 12 mars 2014 où le procès s’est conclu. Il a subi un étouffement et était physiquement dans l’impossibilité de prendre la parole pour présenter ses arguments contre les réquisitions du ministère public. Que la cour lui a refusé une courte remise pour faire revenir ses avocats dans la salle ; et que les débats ont été clos et l’affaire prise en délibérée sans que la défense ait été entendue sur des faits d’importance capitale, tels que celui qui prétendait être père des victimes mineures des viols ne l’était effectivement.           
Murka 
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VIDEO DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE RESTITUTION DE LA DECISION DU COMITE DES DROITS DE L HOMME DES NATIONS UNIES AVEC SIEGE A GENEVE, CONDAMNANT LA RDC SUR LA PLAINTE DE L HON EUGENE DIOMI NDONGALA, DONT LA LIBERATION IMMEDIATE EST EXIGEE PAR LA TRIBUNAL INTERNATIONAL ONUSIEN – CEPAS/ KISNHASA , 25/11/2016 A 15H30- ORATEURS: ME GEORGES KAPIAMBA PRESIDENT DE L ACAJ ET LE PROF MBATA, CONSTITUTIONNALISTE ET EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL

VIDEO DE LA CONFERENCE DE PRESSE DE RESTITUTION DE LA DECISION DU COMITE DES DROITS DE L HOMME DES NATIONS UNIES AVEC SIEGE A GENEVE, CONDAMNANT LA RDC SUR LA PLAINTE DE L HON EUGENE DIOMI NDONGALA, DONT LA LIBERATION IMMEDIATE EST EXIGEE PAR LA TRIBUNAL INTERNATIONAL ONUSIEN – CEPAS/ KISNHASA , 25/11/2016 A 15H30- ORATEURS: ME GEORGES KAPIAMBA PRESIDENT DE L ACAJ ET LE PROF MBATA, CONSTITUTIONNALISTE ET EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL

Pour lire le texte de la décision du Comité des Droits de l’Homme statuant en vertu du Protocole Facultatif cliquesz sur le lien suivant
L’HON. EUGENE DIOMI NDONGALA GAGNE SON PROCES A GENEVE CONTRE LA RDC AUPRES DU COMITE DES DROITS DE L’HOMME DES NATIONS UNIES SE PRONONCANT SUR LA BASE DU PROTOCOLE FACULTATIF DU PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS CIVILS ET POLITIQUES

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UK Special Envoy for the African Great Lakes urges the DRC Government to respect media and political freedoms

UK Special Envoy for the African Great Lakes urges the DRC Government to respect media and political freedoms

UK Special Envoy for the African Great Lakes urges the DRC Government to respect media and political freedoms

Like others, I noted the political agreement of 18 October between the Presidential Majority and elements of the opposition in the DRC, and then welcomed the fact that talks would continue, with the support of CENCO, to produce the inclusive agreement called for by EU Foreign Ministers and by the United Nations Security Council. Reaching such an agreement before the end of President Kabila’s mandate on 19 December 2016 is very important and I remain deeply concerned about the potential for large-scale violence if an agreement is not reached before this date.

However, these talks are only likely to succeed if they take place in an environment where all fundamental political rights are respected.

When I last visited the DRC, I stressed my concern about the ongoing shrinkage of political space. These concerns remain and I urge the Government of the DRC to reconsider its decisions to forbid large-scale political meetings in Kinshasa and elsewhere in DRC, and to cease the blocking of Radio France International, now in its 5th day. The UK recalls that the right to freedom of expression is guaranteed by the DRC Constitution and the African Charter on Democracy, Elections and Governance to which DRC is a signatory.

https://www.gov.uk/government/news/uk-calls-for-opening-of-political-and-media-space-in-the-drc

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Accord de Kodjo : Paris et Washington dénoncent un «semblant d’accord» NON CONSENSUEL

Accord de Kodjo : Paris et Washington dénoncent un «semblant d’accord»

LA TEMPETE DES TROPIQUES

Pour le Quai d’Orsay, le mandat de J. Kabila s’arrête avant fin décembre 2016 et il ne doit pas se représenter

Après l’Union européenne lundi dernier, la France aussi hausse le ton face à la crise politique en République démocratique du Congo. Paris, par l’entremise du ministre des Affaires Etrangères Jean-Marc Ayrault parle d’un « semblant d’accord » et d’ »absence de consensus ». Allusion faite au document sanctionnant le dialogue politique entre la MP et les opposants fabriqués ainsi que certains délégués de la société civile.

Le ministre français des Affaires étrangères l’a répété.  » La Constitution prévoit que le président Kabila ne peut pas se représenter et son mandat s’arrête avant la fin de l’année 2016, il faut donc prévoir les prochaines élections présidentielles.

Aujourd’hui, il y a un semblant d’accord qui est accepté par une petite partie de l’opposition qui ne fait pas consensus. Donc nous mettons en garde et si rien n’est fait, alors la communauté internationale devra prendre ses responsabilités « , prévient-il.

Pour la France, reporter la présidentielle à 2018 n’est pas une solution acceptable.  » Les élections doivent avoir lieu le plus rapidement possible « , confie une source au Quai d’Orsay,  » c’est-à-dire en 2017  » au plus tard. Reporter la présidentielle de plus d’un an serait trop risqué pour l’alternance démocratique.

Paris pense que le dialogue doit être élargi pour être plus représentatif. La France soutient que les poids lourds de l’opposition y participent.

Washington a émis aussi des réserves sur cet accord. Selon un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa,  » beaucoup de travail reste à faire pour parvenir à un accord largement consensuel sur la voie à suivre « .
La communauté internationale martèle ce message depuis des semaines sans succès.

La France menace de prendre des sanctions individuelles contre des personnalités qui feraient obstacle à une sortie de crise en RDC. C’est ce que prévoient les partenaires internationaux en dernier recours. Avant, ils espèrent bien faire fonctionner la pression diplomatique et notamment au sommet international de Luanda, le 26 octobre prochain.

Notons que les chefs de la diplomatie des 28 pays membres de l’UE ont demandé le lundi dernier  à Kinshasa d’organiser des élections le plus rapidement possible en 2017. Réunis à Luxembourg, ils ont publié un communiqué très ferme et laissent aussi planer la menace de sanctions individuelles contre ceux qui feraient obstacle à une sortie de crise.

La France a une voix qui compte même au Conseil de sécurité des Nations Unies. Les différentes  Résolutions adoptées par le Conseil de sécurité sur la RDC ont été toujours l’œuvre de la France. Il appartient au pouvoir en place de tenir compte de cet avertissement.

Par Godé Kalonji

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Accord politique en RDC: une «provocation» /RFI

Accord politique en RDC: une «provocation» pour la Lucha, HRW veut des «garanties»

Des opposants lors de la manifestation à Kinshasa, le 19 septembre 2016.
© AFP/EDUARDO SOTERAS

L’accord politique signé mardi à Kinshasa, entre la majorité et une frange de l’opposition, ne satisfait pas une bonne partie de la société civile, et notamment l’organisation Lutte pour le Changement (Lucha), basée à Goma. L’ONG Human Rights Watch, de son côté, reste sceptique quant à un avenir plus apaisé en RDC.

Pour Serge Sivya, militant de la Lucha, l’accord néglige l’aspiration des Congolais à avoir une alternance démocratique à la fin de l’année comme l’énonce la Constitution.

« Cet accord est une provocation parce que la population depuis longtemps a demandé qu’il y ait alternance. C’est un accord qui répond seulement aux intérêts des politiciens et laisse le président de la République dépasser son mandat constitutionnel et qui donne à d’autres, et notamment aux opposants, le pouvoir [de] se replacer dans la politique pour leurs intérêts personnels, individuels. Mais [cet accord] ne tient pas compte des aspirations de la population qui, depuis janvier 2015, a demandé mordicus qu’il y ait alternance à cette année 2016 », estime Serge Sivya.

La Lucha prévoit donc de lancer un appel à toutes les forces vives de la nation pour constituer un front qui continuerait de demander l’organisation d’élections au plus vite, bien avant 2018.

Crainte de nouveaux troubles

Autre réaction celle de l’ONG Human Rights Watch. L’organisation de protection des droits de l’homme s’inquiète que l’accord politique signé à Kinshasa ne permette pas d’apaiser les tensions en RDC. HRW appelle à ce que de nouvelles négociations plus inclusives s’ouvrent et que le président sortant donne un signal clair qu’il va quitter le pouvoir à la fin de son mandat.

« C’est un accord qui a été trouvé sans la participation de la plupart des partis politiques de l’opposition, rappelle Ida Sawyer, chercheur sur la RDC pour HRW. Donc ce n’est pas vraiment le résultat d’un dialogue inclusif. Ça, c’est une inquiétude. L’accord qui a été trouvé, selon plusieurs analystes, ne respecte pas la Constitution et ne donne pas assez de garanties qu’il y aura une alternance et que les élections seront organisées le plus vite possible. D’autres calendriers avant n’ont pas été respectés, donc je pense que beaucoup de gens posent la question : quelles sont les garanties qu’un nouveau calendrier sera respecté si le président reste au pouvoir après la fin de son mandat constitutionnel le 19 décembre ? »

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Rapport du Projet Mapping concernant les violations les pl us graves des droits de l’homme et du droit internati onal humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Cong

http://www.ohchr.org/Documents/Countries/CD/DRC_MAPPING_REPORT_FINAL_FR.pdf

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